Portrait du Mois - Frédéric Bessonet

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 Frédéric Bessonnet, boucher-charcutier-traiteur
« La rigueur et la qualité dans le travail »

Installé à son compte depuis 2005, Frédéric Bessonnet, boucher-charcutier-traiteur, reconnaît que, pour y arriver, il ne faut pas avoir peur de faire des heures. Mais, au final, on travaille pour soi.

 

Frédéric Bessonnet est allé à « bonne école ». Aussi bien pendant sa formation de boucher-charcutier-traiteur qu’il a suivie au centre de formation ESFORA que lors de son apprentissage qu’il a effectué chez Gérard et Annick Richard à Saint Gilles Croix de Vie.

« Pour moi, la réussite de son apprentissage est liée à son environnement. Tout ce qu’on fait dans la vie peut nous servir et nous apporte toujours. On peut grimper dans l’échelle sociale en passant par l’apprentissage et je conseille à tous d’aller, au moins, jusqu’au brevet professionnel », lance-t-il. Et Frédéric sait de quoi il parle, car aujourd’hui, il est son propre patron à Saint Florent des Bois.

Une image du métier

Très jeune, ses parents l’habituent à se rendre chez le boucher. Alors, en plein choix d’orientation, Frédéric n’hésite pas longtemps. Ce sera les métiers de bouche : « Quand on est jeune, on a souvent une image « sanglante » du métier de boucher. En fait, ce n’est pas ça du tout. On ne fait pas d’abattage et on n’a pas de contact avec les animaux vivants », explique-t-il. Pendant son apprentissage, Frédéric reconnaît « avoir eu de la chance. Je suis tombé sur un patron extra qui m’a beaucoup appris. Et, aujourd’hui, je pense donner autant à mes apprentis ». Mais avant d’en arriver à monter sa propre boucherie, Frédéric travaille pendant 11 ans dans une grande surface à Jard-sur-Mer : « j’étais trop jeune pour m’installer mais j’en avais déjà plus ou moins l’idée », se rappelle-t-il.

Saisir l’opportunité

Et puis, en 2005, sa belle-sœur lui parle d’une boucherie, ou plutôt d’une absence de boucherie, dans la commune où elle vit : Saint Florent des Bois : « il y avait bien eu une boucherie mais elle était fermée depuis 2001. Apparemment, les habitants regrettaient cette absence et après avoir étudié l’emplacement – sur un axe principal, pas de grande surface à proximité et pas de boucherie à moins de 10 km – avec ma femme, Virginie, nous nous sommes lancés », se remémore-t-il. Alors, factrice, Virginie devient traiteuse : « une boucherie seule n’aurait pas marché, il fallait aussi proposer « du traiteur » et puis Virginie cuisinait déjà bien », sourit-il. Frédéric a suivi un stage à la Chambre de Métiers mais « il n’y avait aucune donnée sur la création de boucherie car il n’y en avait pas eu depuis 50 ans ! On a alors racheté le pas de porte, le matériel et c’était parti », évoque-t-il.

Rigueur et qualité

Bien entendu, le démarrage s’est fait sur les chapeaux de roue : « On n’a pas droit – même encore aujourd’hui – à de l’approximatif. Tout doit être nickel », soutient-il. Un an après l’ouverture, Frédéric prend un premier apprenti, David, et l’année suivante, un deuxième. « La clientèle a répondu présente. D’un côté, la grande distribution m’a appris à remplir une vitrine pour vendre et de l’autre, l’artisanat m’a apporté la rigueur et la qualité dans le travail. Nous faisons également partie du Syndicat des bouchers grâce auquel nous suivons de nombreuses formations, de véritables moments d’échanges », énonce-t-il. Autant de valeurs que Frédéric enseigne aujourd’hui à ses apprentis qu’il a inscrits au Concours du meilleur apprenti de France : « S’ils souhaitent s’installer à leur compte, je les aiderai avec plaisir ! »

 

Fiche d’identité

Age : 36 ans

Cursus : CAP boucherie, connexe charcutier-traiteur et brevet professionnel boucherie suivi à ESFORA à La Roche sur Yon. Frédéric a travaillé 11 ans en grande surface à Jard sur Mer avant de s’installer.

Aujourd’hui : boucher-charcutier-traiteur avec sa femme, Virginie, à Saint Florent des Bois.

 


 

Frédéric Bessonnet, boucher-charcutier-traiteur

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